Des journalistes ont déja réalisé un article sur cette expérimentation unique…
- Journal Sud Ouest avril 2023
- Elle tente de créer un petit coin de paradis…
- À La Réole on se « mare » bien !
- DES VACANCES EXTRAORDINAIRES, Capital
- 3 écolieux pour se reconnecter à la nature en famille



Journal Sud Ouest avril 2023
Florence Duval, professeure et passionnée de nature, a créé un écolieu à La Réole : un espace de 5 000 m² dédié à la détente, à l’accueil des citadins et à la protection de la faune et de la flore
Florence Duval est une néoréolaise, installée depuis un an. Cette professeure en économie gestion, prof de yoga et animatrice sportive a eu envie de concevoir un espace où il est possible d’être créatif et joyeux. Un écolieu accessible à vélo à dix minutes de la gare de La Réole (2 km) ou 24 minutes à pied.
« Cet écolieu est situé sur un terrain de plus de 5 000 m² privé. Mon projet est de faire profiter d’un lieu d’accueil pour les citadins qui ont besoin de verdure, pour les woofeurs (personne qui échange du travail contre un hébergement) en été sur une semaine, pour contribuer au lieu et essayer de le magnifier tout en le respectant. À terme, un espace qui pourrait accueillir des stages, des week-ends thématiques », explique Florence Duval.
Mais il est nécessaire d’aménager un tant soit peu ce site. C’est ainsi que, dimanche 8 décembre, un projet de création de mare, qui a mûri sur une année, s’est concrétisé grâce à une équipe de bénévoles protecteurs de la faune de la région bordelaise avec Sylvie comme organisatrice passionnée. Un groupe constitué il y a trois ans qui aime transmettre et partager ses expériences.
Un havre de paix
Ce plan d’eau permet de développer la biodiversité et de fournir à la faune et à la flore un lieu d’accueil. Tout est mis en œuvre pour que le site soit un réel havre de paix pour tous (humains, animaux, végétaux). Et il y aura de quoi s’occuper entre création de haies sèches, entretien de trognes pour obtenir des piquets, des clôtures tressées basses mais aussi du petit bois d’allumage pour le poêle à bois, à utiliser dès l’année suivante.
Sont prévus également : la création de passages dans la prairie pour circuler dans le jardin et accéder au bosquet, des nourrisseurs à oiseaux et des cabanes à chauves-souris et lézards en bois, à partir de troncs d’arbres. Les haies et buissons resteront denses pour accueillir les nids d’oiseaux du jardin.
Pour suivre le projet associatif ou le soutenir, un site est dédié à ce nouveau concept : ecolieuentre2terres.com.
Elle tente de créer un petit coin de paradis…
Bordelaise depuis 30 ans, Florence Duval tente de créer un écolieu à La Réole (Gironde). Elle recherche encore des partenaires pour construire cette espace de déconnexion.
Par Melvin Moya
Publié le 13 déc. 2024 à 20h00

Un besoin de se retrouver avec la nature. Florence Duval, professeur d’économie et Gestion a pris une décision radicale il y a un an : acheter un espace de 5000 m2 à La Réole, en Gironde, pour en faire un écolieu. Autrement dit, un lieu « où les gens pourraient se retrouver ». Ce projet, Florence voulait d’abord en faire une œuvre collective. C’est en ce sens que la Néo-Réolaise, depuis un an, avait rejoint un collectif de Bordelais. « On était une quinzaine de familles, c’était sur un projet beaucoup plus gros 600 m2 de bâti, plusieurs hectares, mais finalement ça n’a pas fonctionné, on ne s’est pas mis d’accord » explique-t-elle sobrement. Ce qui ne l’a pas refroidi sur son projet.
La vie urbaine étouffait Florence
Depuis septembre 2023, elle a entamé la construction de cet écolieu. « Je crée un lieu que j’aurais bien aimé trouver à Bordeaux en fait » explique celle qui réside dans la ville surnommée « le port de la Lune » depuis près de 30 ans.
Un environnement urbain qui pesait sur l’équilibre de celle qui donne également des cours de yoga. « J’avais envie de pouvoir me poser dans un hamac sans penser aux distractions autour, franchement je n’en pouvais plus. » Ce petit paradis vert devrait se décomposer en plusieurs secteurs, « ma vision, va évoluer en fonction des gens qui souhaiteraient et vont me rejoindre dans cette belle aventure ».
L’écolieu va se décomposer en plusieurs volets
Dans ses premiers plans, Florence Duval souhaite avant tout créer un lieu de permaculture. Une mare a été créée en ce sens afin d’amener de la variété de la faune.
Il y aura également un volet accueil, principalement l’été. « L’idée c’est de continuer à recevoir des woofeurs (personnes qui travaillent dans les fermes en échange du gîte et du couvert », mais aussi des urbains en « quête de déconnexion qui souhaitent trouver un lieu avec un prix accesible. »
À La Réole on se « mare » bien !
par Isabelle Camus | 12 Déc 2024 | 100% La Réole, À la Une, What a biotiful world | 3 commentaires

Il y a un peu plus d’un an, juste trois mois avant moi et bordelaise tout comme moi (d’ailleurs nous nous connaissons, nos chemins se sont croisés dans une des vies antérieures de Jugeote média), Florence a acquis une maison et un grand terrain à la sortie de La Réole (the place to be, je vous dis !), à 10 minutes à pied du centre ville et à 10 minutes à vélo ou 28 minutes à pied de la gare (2 km).
Son rêve : en faire un écolieu avec des habitats individuels et des chambres en colocation sur un parc de presque 6000 m2, dont 3000 m2 sont constructibles et 3000 m2 sont composés d’une forêt protégée en zone naturelle où se développent des espèces variées.
Son terrain n’était pas encore doté d’un petit plan d’eau pour permettre aux oiseaux de s’hydrater, aux grenouilles de se gaver de larves et d’insectes et aux libellules de pondre… Qu’à cela ne tienne ! Aidée par la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), Florence, dans le cadre d’un atelier collaboratif, a entrepris de créer sa mare… une mare Entre2Terres.
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Créer une mare pour développer la biodiversité de son quartier
C’est un projet qui a mûri toute une année et qui s’est concrétisé ce dimanche 8 décembre 2024 grâce à une équipe de bénévoles de la LPO de la région bordelaise avec Sylvie comme organisatrice, à la tête d’un groupe de passionnés constitué il y a 3 ans et qui aime transmettre et partager ses expériences.
Le tout dans l’idée pour Florence et avec comme préalable de :
Se sentir acteur de son environnement proche grâce à un élan de solidarité.
D’être heureux de participer au développement. du projet.
De contribuer à son échelle à la création d’un plan d’eau pour la faune sauvage.
De collaborer à la préservation de la biodiversité même si l’on n’a pas de jardin et que l’on habite en ville. Y contribuer aussi lorsque l’on en a un, mais que l’on a besoin d’aide.
Mutualiser les énergies et son temps afin de permettre à chacun de progresser dans la reconnaissance du monde sauvage qui nous entoure.
Rencontrer d’autres personnes sensibles aux questions environnementales pour en parler ensemble, échanger des idées et concrétiser des réalisations communes.
Une action choisie parmi d’autres tout au long de l’année
Il y a un an, le site privé est devenu Refuge LPO. Pour info, un Refuge LPO est un terrain où la faune et la flore sauvages sont protégées. Le propriétaire s’engage à créer les conditions propices à l’installation de la faune et de la flore sauvages et à réduire son impact sur l’environnement.

Avec comme liste d’exemples que vous pouvez enrichir en commentaires à la fin de l’article si vous en avez d’autres :
- La création de haies sèches, une pratique ancienne destinée à couper le vent, favoriser des abris pour la faune tels que les oiseaux et les hérissons… Véritable clôture naturelle qui change de couleurs en fonction des végétaux apportés et qui évite en plus d’aller à la déchetterie jeter ses déchets verts.
- L’entretien de trognes pour obtenir des piquets, des clôtures tressées basses, mais aussi du petit bois d’allumage pour le poêle à bois à utiliser dès l’année suivante.
- Favoriser la création de cavités naturelles par l’arbre qui grossit.
- Laisser les arbres morts sur pied ou au sol pour permettre aux animaux minuscules ou aux oiseaux de trouver refuge dans les troncs creux. S’en servir pour laisser pousser une vigne.
- La création de passages dans la prairie pour circuler dans le jardin et accéder au bosquet. Choisir le trajet en fonction des besoins et envies et découvrir des massifs de fleurs apparaître et disparaître au fil des mois.
- Laisser des haies et buissons denses pour accueillir les nids d’oiseaux du jardin.
Un lieu idéal pour se mettre au vert
L’écolieu Entre2Terres est un lieu d’accueil pour les citadins qui ont besoin de verdure, pour les wwoofeurs (bénévoles qui travaillent en ferme biologique en échange du gîte et du couvert. Le woofer a accès, en contrepartie de sa force de travail, à un hébergement et des repas) sur une semaine pour contribuer au lieu.

À terme, c’est un espace qui pourrait accueillir des stages, des WE thématiques à 10 minutes à pied du centre ville de La Réole, ville d’Art & d’Histoire (qui le vaut bien !).
Voilà ! Pour suivre le projet associatif ou le soutenir vous pouvez visiter le site ecolieuentre2terres.
Et découvrir ainsi l’évolution de la vision de cette néo-réolaise (on va créer un club !) dont la devise préférée est :
« Elle ne savait pas que c’était impossible, alors elle l’a fait «
Pour découvrir les Refuges LPO : refuges.lpo.fr
DES VACANCES EXTRAORDINAIRES, Capital
(4/5)Par Sarah Asali
Cheffe de rubrique emploi
Publié le 18/08/2024

- Aurélie et Maureen ont choisi, pendant leurs congés, de faire du «wwoofing». Le principe : assister quelques heures par jour les agriculteurs dans leur travail qui, en échange, offrent le logement et les repas aux bénévoles. Florence, qui accueille des volontaires pendant ses vacances, fait partie de ces hôtes. Pour Capital, elles racontent leurs expériences.
Ils étaient plus de 17 000 l’an dernier. Avec la crise sanitaire et le besoin croissant d’un «retour aux sources», les «wwoofeurs» («wwoof» pour «world wide opportunities on organic farms») sont de plus en plus nombreux en France. A titre de comparaison, on n’en recensait «que» 14 813 avant le Covid, en 2019, d’après l’association Wwoof France. Soit une hausse de près de 15% en l’espace de 4 ans. Si vous ne connaissez pas encore le concept, c’est simple : les wwoofeurs proposent leurs services à des agriculteurs et, en contrepartie, sont logés et nourris sans frais. Même si le principe de base est de découvrir le quotidien des agriculteurs sans chercher à tout prix un gîte gratuit, il est bon de rappeler que les bénévoles n’ont donc pas à dépenser le moindre centime pour leur séjour, sauf pour leurs activités en dehors de la ferme.
Aujourd’hui, en France, un peu plus de 2 500 fermes bio proposent d’accueillir des volontaires en échange de quelques heures de travail par jour. Si le mouvement est international – il est possible de voyager dans plus de 130 pays pour faire du «wwoofing» -, les bénévoles français privilégient tout de même les expériences dans leur propre pays, contexte de réchauffement climatique oblige. Et certains n’hésitent pas à consacrer l’intégralité de leurs vacances à ce type d’expérience.
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Avec le wwoofing, l’envie de se rendre utile et de revenir à la terre
C’est le cas d’Aurélie, qui occupe un poste de direction au sein d’une association. Cette quarantenaire s’est portée volontaire dans une ferme laitière située à Gouarec, en Bretagne, du 13 au 20 juillet derniers, pendant sa semaine de congés. «J’avais envie de vacances où je n’allais pas seulement découvrir de manière passive une région mais où je pouvais me rendre utile. Ma démarche est aussi en lien avec mon histoire familiale car mes grands-parents étaient éleveurs laitiers en Saône-et-Loire», partage notre témoin. La nécessité de déconnecter l’a aussi poussée à se lancer dans cette aventure. «Depuis la fin de mes études, j’ai tout enchaîné : les enfants, le travail… C’est une course permanente. Face à l’intensité quotidienne de ma vie personnelle et professionnelle, j’avais besoin d’une vraie coupure, de revenir à la terre et de mettre les mains dans le monde agricole», poursuit-elle.
“Dans les grandes villes, notre autonomie alimentaire est très limitée. Je cherche donc à créer un lieu où on peut apprendre à faire les choses par soi-même”
Pour Maureen, qui à 30 ans seulement a déjà vécu trois expériences de wwoofing pendant des vacances – une première en 2021 et deux autres l’an dernier -, l’objectif était aussi de se couper de la vie en ville. «Je vis dans les Yvelines donc je suis partiellement une citadine. J’avais vraiment envie de me reconnecter à la nature, d’être dans de grands espaces, d’avoir un contact avec les animaux et de découvrir la permaculture (une forme d’agriculture alternative qui respecte la nature, NDLR)», énumère celle qui a d’ailleurs pour projet d’acquérir une maison avec son propre potager.
Et il n’y a pas que les volontaires qui profitent de leurs vacances pour se consacrer à ce type d’activités. Florence, professeure d’éco-gestion dans un lycée bordelais, a acheté en septembre dernier un domaine de 6 000 mètres carrés à la Réole, une commune située à 35 minutes de train environ de la capitale de la Nouvelle-Aquitaine. Cet été, pendant les vacances scolaires et donc son temps de repos, elle a déjà reçu, en tant qu’hôte, 4 wwoofeurs qui l’ont aidée à développer un espace de vie partagé avec de la permaculture. «J’ai été frappée pendant le Covid par le fait que nous avons une autonomie alimentaire très limitée dans les grandes villes. Je veux donc créer un lieu où on peut vraiment se reconnecter avec le vivant et où on peut apprendre à faire certaines choses par soi-même : faire pousser un pied de tomates, tailler un arbre fruitier, construire des structures à partir du bois dont on dispose sur le domaine, faire des confitures avec nos fruits…», détaille-t-elle. Grâce au travail réalisé en coopération avec les volontaires, Florence a déjà pu accueillir des comédiennes venues travailler leur jeu d’actrice, recevoir un groupe d’écriture créative mais aussi organiser un atelier autour des plantes sauvages.
Le wwoofing, des vacances à la ferme loin d’être de tout repos
Si chacune de nos témoins a profité d’une ou plusieurs période(s) de congés pour se consacrer à de telles activités, «le wwoofing, c’est loin d’être de tout repos», prévient Maureen. «C’est une belle manière de voyager mais ce n’est pas non plus un village vacances : on se lève tôt et il faut respecter les habitudes de nos hôtes», ajoute-t-elle. Dans le cadre de sa première expérience, réalisée en 2021 avec son conjoint dans une ferme laitière à Verdun, les journées de Maureen commençaient à 9 heures pour traire les 15 chèvres et 8 brebis du domaine puis apporter le lait chaud à l’agricultrice qui préparait dans la foulée le fromage. Dans le même temps, son compagnon aidait l’agriculteur à bricoler et travailler dans le jardin. «On avait plus ou moins l’après-midi de libre et le soir, on recommençait», précise Maureen.
Pour Aurélie, les journées débutaient encore plus tôt lors de sa semaine de wwoofing en juillet. «Je me levais vers 7 heures tous les matins pour participer à la traite des 150 vaches laitières vers 8 heures. Avec l’agricultrice qui m’accueillait, on y passait plus de 2 heures chaque matin. A cela s’ajoutait aussi le nourrissage des veaux», décrit-elle. Après un temps libre en fin de matinée, elle retrouvait son hôte pour déjeuner le midi, puis l’aidait à désherber le domaine et à déplacer le troupeau, avant de réaliser une nouvelle traite en fin de journée.
Les journées peuvent ainsi être très chargées pour les agriculteurs en herbe, au risque pour ces derniers de ne pas profiter pleinement de l’expérience. Attention donc à ce que l’accord tacite passé entre les wwoofeurs et les hôtes soit bien respecté. Si les premiers doivent en effet avoir l’envie d’aider les agriculteurs avant tout, les seconds ne doivent pas chercher une main-d’œuvre gratuite et doivent se rendre disponibles pour partager leurs connaissances avec les bénévoles. Or lors de sa deuxième expérience de wwoofing, réalisée en 2023 dans une ferme axée sur la permaculture et située vers Dieppe, Maureen et son conjoint ont dû échanger avec leurs hôtes pour effectuer quelques réglages. «Le couple de jeunes agriculteurs était peu disponible pour nous et les premiers jours, on s’occupait seulement du potager ou du désherbage. Ça fait bien évidemment partie du jeu, mais il faut tout de même une contrepartie et un échange. Il a donc fallu discuter avec eux pour leur rappeler que nous étions aussi là pour apprendre, ce qu’ils ont très bien compris», relate-t-elle. Et d’insister : «Il faut vraiment communiquer avec ses hôtes pour réajuster les choses si nécessaire.»
“L’accord hôte-wwoofeur ne constitue en aucun cas un contrat contraignant”
Maureen et son compagnon n’en étaient d’ailleurs pas à leur coup d’essai. Lors de leur première expérience de wwoofing dans une ferme laitière à Verdun, il a fallu cette fois poser certaines limites. «Nos hôtes nous demandaient de travailler quasiment toute la journée. On peut le comprendre : les agriculteurs travaillent 12 heures par jour voire plus. Mais en tant que wwoofeurs, nous sommes censés les aider quelques heures par jour seulement. On a donc dû leur demander de bien respecter ce principe», signale Maureen. En effet, «la participation des wwoofeurs équivaut généralement à cinq demi-journées par semaine», pour un total «d’environ 25 heures», soit près de 5 heures par jour, signale la fédération internationale Wwoof sur son site. Avant de préciser que certaines souplesses sont possibles si les deux parties s’entendent. «L’accord hôte-wwoofeur ne constitue en aucun cas un contrat contraignant» et «il est préférable d’adapter chaque accord avec chaque hôte au jour le jour ou à la semaine», écrit la fédération.
D’importants moments d’échanges et de partage avec les agriculteurs
Une fois ces éventuels réajustements effectués, la magie peut opérer. «Nous avons pu vivre de très beaux moments de partage lors de chacune de nos expériences. Dans la ferme à Verdun, vu que le couple d’agriculteurs possédait également un gîte dans lequel il accueillait des familles, on avait l’occasion de faire découvrir le domaine et les animaux aux enfants, un peu comme des animateurs», se rappelle Maureen. En intégrant le quotidien de leurs hôtes, les wwoofeurs peuvent ainsi vraiment réaliser en quoi consiste la vie à la ferme. «Avec le couple d’agriculteurs qui m’accueillait, nous avons eu des échanges très intéressants sur le monde agricole et ses difficultés actuelles. Le secteur va mal : les fermes bio qui cherchent à garder leur indépendance peinent à survivre et les agriculteurs ne comprennent pas comment la France va pouvoir se nourrir dans les décennies à venir vu que tout disparaît au profit de l’agriculture industrielle», décrit Aurélie.
Même constat du côté des hôtes.
Pour Florence, qui propose aux volontaires qui logent chez elle une expérience sans alcool pour que chacun soit «davantage connecté aux autres», «le temps passé avec les wwoofeurs a toujours été très enrichissant». La première fois qu’elle a ouvert les portes de son domaine à des bénévoles, elle a accueilli trois femmes en même temps, chacune venant d’un pays différent (Espagne, Etats-Unis et France). «On était comme une petite famille et cela a donné lieu à de nombreux échanges très authentiques entre nous», salue-t-elle. Une expérience d’autant plus intéressante que chaque wwoofeuse est venue pour une raison différente, au-delà de la découverte de la permaculture et de l’envie de co-construire un lieu de vie. «Pour l’une, c’était dans le but de savoir à quoi ressemblait la vie en maison, pour une autre il s’agissait plus simplement de profiter de vacances sans avoir à dépenser beaucoup d’argent et pour la dernière, qui venait de quitter son conjoint, l’idée était de redécouvrir la vie sans lui», décrit Florence.
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De quoi donner à chaque partie, hôtes comme volontaires, l’envie de renouveler l’expérience. Maureen et son conjoint, qui ont tous deux arrêté de travailler mi-2023, comptaient d’ailleurs sur leur congé sabbatique pour faire du wwoofing dans plusieurs fermes cette année. Si pour des raisons personnelles, ils n’ont finalement pas pu atteindre leur objectif, ils ne se découragent pas pour autant. «On espère pouvoir le faire en fin d’année. C’est une expérience géniale pour rencontrer des personnes qui ont des vies complètement à l’opposée de la nôtre, pour accéder à des lieux magnifiques et pour apprendre», résume Maureen. Aucun doute non plus pour Florence, qui envisage d’accueillir des wwoofeurs sur son domaine pendant d’autres vacances scolaires cette année, comme celles d’octobre par exemple.
Et avant même la fin de son séjour en juillet, Aurélie savait elle aussi déjà qu’elle essaierait de réorganiser de telles vacances. «Habituellement, j’ai du mal à couper pendant mes congés et j’ai tendance à regarder mes messages régulièrement. Là, je n’ai quasiment pas touché à mon téléphone et sur mon temps libre, j’ai pu prendre du temps pour moi, pour bouquiner et me reposer. C’est une vraie coupure», assure-t-elle. Des vacances vraiment pas comme les autres, donc.
4 min de lecture
3 écolieux pour se reconnecter à la nature en famille
Ce week-end, avec les kids, on s’éloigne du tumulte urbain et des écrans pour s’offrir une immersion au vert. On vous a déniché 3 écolieux pour renouer avec la nature en famille. À quelques kilomètres de Bordeaux, on vous promet de la simplicité, de la complicité et une bouffée de verdure pour un retour à l’essentiel.

par Marie Blanchard
publié le 12 juin 2025
EH!CO, hébergements insolites et ateliers nature
Vous vouliez du dépaysement et être en pleine nature ? Oubliez votre chambre qui donne sur une rue de la métropole et optez pour une tiny house en bois avec vue sur le ciel étoilé. Chaque hébergement d’EH!CO est doté de sa propre salle de bain et cuisine. Vous serez donc autonomes et libres de profiter de ce lieu qui allie dépaysement et écoresponsabilité.
Cet éco-lieu est né la curiosité de deux amis, Nicolas et Mathieu, qui se demandaient comment « habiter » autrement tout en respectant la nature. La création de cet éco-lieu était le meilleur moyen d’expérimenter tout cela. C’est à Listrac-Médoc que les deux amis ont trouvé le terrain idéal et ont pu monter leur projet.
© EH!CO
Retour à l’essentiel dans le Médoc
Autour du moulin de Peysoup sont ainsi sortis de terre des tiny house, toutes construites avec des techniques écoresponsables. Outre le plaisir de séjourner dans ces habitats atypiques, EH!CO est l’occasion de s’offrir un moment de répit, loin de la ville.
- Balades nature,
- éveil des sens,
- jeux de piste pour découvrir l’éco-construction,
- ateliers land-art,
- et bientôt une ferme pédagogique
Tout y est pour vivre un moment chaleureux et convivial en famille. Vous pouvez aussi vous échapper du site pour rejoindre le centre équestre à proximité, les sentiers forestiers, le parcours Terra Aventura de Moulis ou même les lacs et l’océan.
Lieu-dit Peysoup à Listrac-Médoc
06.66.07.83.56
contact@ehco.fr
Page Instagram
Page facebook
Pour y aller
Bus 422 (plusieurs arrêts au départ de Bordeaux, Eysines, Le Haillan et le Taillan-Médoc)
© EH!CO
Potabilis, le camping à la ferme
Il n’était pas envisageable que cette maison et son terrain quittent sa famille. C’est pourquoi Béatrice Boyries l’a repris avant qu’il ne soit mis en vente. Et on la comprend : « Ici sont mes racines profondes, car la maison est dans ma famille depuis 1896. Ce n’était pas une ferme de production, mais d’autosuffisance. Ça ressemble un peu à l’éco-musée de Marquèze. Tout est resté dans son jus ».
C’est donc une échappée en pleine nature et dans l’histoire que vous pourrez vivre en venant à Potabilis, situé au cœur du Val de l’Eyre. La cuisine ouverte où vous pourrez préparer vos repas, se situe autour de la fournière, un ancien four à pain datant de 1904. Pour le logement, des tentes, des tipis et même une petite roulotte vous accueillent en toute simplicité : « Ici, il n’y a pas de chichis, tout est simple, comme moi ! Vous pouvez aussi planter votre propre tente sur le terrain » précise Béatrice.
© Potabilis
Un séjour en toute simplicité dans le Val de l’Eyre
La maîtresse du lieu est passionnée de vannerie et de plantes sauvages. Elle n’hésitera pas à vous donner deux-trois conseils sur les bienfaits de l’ortie ou du gattilier pour soulager vos maux. Elle emmène aussi les enfants nourrir les animaux de la ferme : deux ânes, une ponette, des moutons et des chèvres.
Des animations sont régulièrement organisées, comme les soirées méchoui. Mais ici, la spontanéité est de mise : « J’ai du mal à anticiper l’organisation de ces évènements. Ça se fait un peu au feeling, en fonction des personnes présentes. C’est très spontané. Sauf la récolte de la sève de bouleau en mois de mars. C’est un événement qu’on organise tous les ans » précise Béatrice.
Potabilis, c’est le lieu où nature, authenticité et simplicité sont de mises. Idéal pour se déconnecter de l’effervescence de la ville.
Allée de Roumegous à Saint-Magne
06 25 24 34 22
Contact par mail via le site Internet
Page Instagram
Page Facebook
Pour y aller
Bus 4811 (plusieurs arrêts au départ de Bordeaux, Talence et Gradignan).
© Potabilis
Entre2Terres, un écolieu familial à la Réole
Pour venir ici depuis Bordeaux, Florence Duval, la gérante de cet éco-lieu, vous conseille de prendre le train pour que l’aventure démarre sur le quai de gare. « Vous êtes à 45 minutes en TER depuis Bordeaux. Une fois arrivé à la Réole, il vous reste une vingtaine de minutes à pied pour rejoindre l’Entre deux terres. Vous traverserez la ville médiévale, ses petites rues, les quais, vous passerez devant le lavoir… Ça fait une chouette balade pour votre arrivée ! Et si vous êtes chargés, je peux aussi venir vous chercher en voiture ». Dans cette proposition, on voit là tout l’état d’esprit de celle qui gère l’éco-lieu : le sens de l’accueil, des choix écoresponsables et une grande convivialité.
© écolieu Entre2Terres
Où le vrai luxe sont le calme et la sobriété
« Ici, vous pouvez loger dans la maison où je loue deux chambres avec lits doubles et simples. Mais vous pouvez aussi planter votre tente dans le jardin » précise-t-elle. Situé à la Réole, son éco-lieu respecte la biodiversité au maximum. « Sur les 6 000 m² de terrain, tout est en permaculture. On y trouve un verger où cueillir des poires, des pommes, des prunes et des figuiers. En ce moment, précise-t-elle, on a une communauté de milans qui font leur petit bruit à eux ! ». La contemplation des moindres détails liés à la faune ou à la flore est une des spécialités de Florence. Rien ne lui échappe comme cette libellule qui vient régulièrement voleter autour de sa petite mare.
L’entre-deux-terres est un lieu où se reposer, que ce soit dans le coin des hamacs ou le coin salon du jardin. Les enfants pourront s’occuper du potager, réaliser des macérats de plantes sauvages avec Florence où aller voir les moutons du berger qui vivent en contrebas. Une vraie reconnexion avec la nature pour la famille, au cœur de la Réole !
Entre2terres
Ecolieu Calianest à La Réole
06 61 56 51 69
ecolieuentre2terres@gmail.com
Pour y aller
TER Nouvelle Aquitaine au départ de Bordeaux avec 10 A/R par jour en 45 minutes. On vient vous chercher à la gare!
© Entre2terres projet en cours et photo non contractuelle
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